« Il est toujours plus plaisant de suivre que de guider », d’après Montaigne… Les guides de montagne font vivre les sentiers pédestres et les marcheurs le temps d’une randonnée, d’une semaine, d’une saison ou d’une année, sans en dénaturer aucun élément (paysage, culture, histoire…).

Peter, responsable de production chez Corsica Aventure, et accompagnateur en montagne, nous révèle tout sur le métier de guide, de la formation à la mise en pratique, l’expérience, la vocation, les points forts de ce métier et enfin, les difficultés.

 

Les prémices d’une vocation…

Dans le milieu des années 90, alors âgé de 20 ans, Peter, passionné par le voyage et les pays méditerranéens,  travaille pour Nouvelles-Frontières. Il guide ponctuellement des groupes sur les sentiers de l’île de Crête. Au fil de ses voyages, il se découvre une passion pour ce métier; ce sera une révélation professionnelle.  Peter poursuit donc sa carrière dans ce domaine en contactant de grandes agences de randonnée qui lui conseillent de passer le diplôme d’État de guide de montagne.

La formation

les conditions d’admission à la formation :

  • Attestation de formation aux premiers secours
  • la validation de l’examen probatoire
  • A l’époque, tronc commun à passer sur un an. Aujourd’hui, tout est inclus dans une seule formation, celle du Diplôme d’État (DE) de guide de montagne.

L’examen probatoire :

l’examen est composé d’une épreuve physique et d’une épreuve de connaissances de la montagne. Côté physique, il est demandé aux postulants de faire une course de 25 km sur plus de 1000 m de dénivelés en montagne. Le jury s’intéresse surtout aux déplacements du candidat. A l’issue de cette épreuve, seuls ceux qui ont réussi peuvent poursuivre sur la deuxième épreuve physique, une course d’orientation, hors sentier. Enfin un test de connaissances en entretien, avec une étude préalable de 20 programmes de randonnées, clôture ce test d’entrée. La validation de l’ensemble des épreuves permet au candidat d’entrer en formation (aujourd’hui DE sur un an).

Le stage :

 

Après une formation de 15 jours sur des connaissances fondamentales, l’apprenti guide passe un dernier examen pour bénéficier d’un carnet de formation, qu’il remplira tout au long de son stage. Peter, voulant se rapprocher du bassin méditerranéen, trouva un stage vers Calvi en 1999. Il n’a plus jamais quitté la Corse depuis…

 

Particularités du métier

Les moins : 

C’est un métier qui subit une forte saisonnalité, il faut savoir s’expatrier, plus particulièrement lorsqu’on exerce cette profession sur l’île de beauté. Le choix d’une expatriation tous les semestres est très difficile pour concilier une vie de famille, et l’enchainement de deux saisons est très éprouvant physiquement.

Les plus :

C’est un métier de passion, regorgeant de moments inoubliables, de rencontres, de convivialité, le plaisir de partager, de transmettre des connaissances, des faire découvrir les plus beaux endroits.

L’outil de travail du guide est un livre ouvert sur son environnement…

 

PartagezShare on FacebookShare on LinkedInEmail this to someonePrint this page

Written by corsica

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *