Le passé historique de Cargèse arpente encore les rues du village aujourd’hui. Alors que l’île de beauté est marquée par une empreinte latine, Cargèse dévoile une architecture teintée d’hellénisme : des bâtisses blanches, une église grecque, etc.

L’histoire gréco-corse débute au XVII ème siècle, lorsque 800 grecs voulurent s’expatrier pour fuir le joug ottoman. Le territoire de Paomia (voir carte) est cédé aux grecs en 1663 par le gouvernement génois, si ceux-ci acceptent de reconnaitre la suprématie du pape. Les noms grecs sont italianisés en remplaçant les fins « AKIS » en « ACCI » par exemple.

 

En 1676, 5 hameaux sont construits par les grecs dans le territoire de Paomia : Pancone, Corone, Rondolino, Salici et Monte-Rosso. Corses et grecs vivent en harmonie pendant une cinquantaine d’années.En 1729, les corses se révoltent contre les génois, mais ne peuvent se battre aux côtés des grecs, reconnaissants d’avoir eu une terre d’asile. « Les amis de mes ennemis sont mes ennemis », c’est pourquoi les corses décident de saccager les propriétés grecques de Paomia, et victimes de ce pillage, les grecs mutent à Ajaccio.

 

 

En 1774, grâce au Comte de Marbeuf, les grecs obtiennent le territoire de Cargèse en compensation de la perte de Paomia. 120 maisons presque identiques sont construites. 1793, de nouveau la révolution sur l’île, et bon nombre se réfugie de nouveau sur Ajaccio.

En 1804, Cargèse compte 1 000 habitants dont 350 corses, et de nouveau, grecs et corses vivent en parfaite harmonie.

 

 

 

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants….

Séjour passant par Cargèse :

Le Mare e Monti de Calvi à Cargèse

 

 

Written by corsica

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